simon
 

Né à Alcazarquivir (Maroc espagnol), Simon Busbib a montré dès son jeune âge des prédispositions marquées pour le chant. Son répertoire? Les chansons en français apprises à l'école de l'Alliance, en espagnol, apprise à la radio, mais surtout des airs de la liturgie enseignés par M. Mossé Salama z"l.
Son talent se développe et s'affirme à l'École Normale Hébraique de Casablanca - célèbre pour la qualité de sa chorale et la chaleur de ses offices religieux - où il sera unanimement reconnu et adopté comme maître dans l'animation liturgique. C'est principalement au sein du D.E.J.J. (Département Éducatif de la Jeunesse Juive) que Simon Busbib s'impose comme animateur, d'abord au Maroc et tant que responsable des unités populaires, puis en France où il est en charge de tout l'aspect «animation-chorale» pour les activités locales, les camps de formation de cadres et les voyages de groupe en Israel.
Dès son arrivée à Montréal en 1969, il assure la direction des offices de Yamin Noraim pour la Communauté jusqu'en 1976, date à laquelle il s'installe à Côte-St-Luc pour devenir le Chaliah Tsibour de ce qui deviendra la Congrégation Or Hahayim, fonction qu'il a occupée bénévolement jusqu'à son décès en 2000.
Apprécié des experts pour sa minutie quant aux accents toniques, reconnu pour son exigence au niveau du rythme, pédagogue expérimenté, Simon Busbib excella dans la préparation à la Bar Mitsva ainsi que dans l'incitation à la formation des adultes pour la lecture de la Haftara. La couleur très particulière de sa voix, la chaleur de son timbre, son exceptionnel vibrato, la qualité de sa tessiture et de ses modulations ont fait de Simon Busbib un officiant qui allait chercher son Kahal au plus profond de sa sensibilité pour l'atteindre au plus enfoui de son être. La Congrégation sépharade Or Hahayim et ses membres ont rendu un vibrant hommage à Simon Busbib Z’L’ à l’occasion du 5e anniversaire de son décès. Ce grand, et très estimé, leader communautaire fut pendant plus de vingt-cinq ans le Hazan d’Or Hahayim.

Une soirée hommage très émouvante a été organisée pour commémorer sa Nahala, lancer un nouveau disque de chansons liturgiques sépharades interprétées magnifiquement par ce Hazan hors pair et annoncer la création de la Fondation Simon Busbib pour la préservation et la transmission du patrimoine liturgique sépharade.

Avec Simon, chaque moment à la Téva avait une chaleur particulière. Pour les f?tes, de Roch Hachana et Kippour, il se surpassait. Nous avons tous encore dans nos oreilles tous les beaux morceaux de Yamim Noraim que Simon rendait avec une fidélité et une authenticité qui nous remuaient profondément et ajoutaient à la ferveur de nos prières et l’atmosphère de dignité qui ont toujours été la marque d’Or Hahayim et auxquelles Simon tenait beaucoup. Nous nous sentons donc aujourd?hui très fortuné que Simon, dans son désir constant d’aider les autres et de partager ses précieux acquis, ait laissé des cassettes enregistrées à ceux qui le lui demandaient pour se préparer à la tache? Ce sera donc avec beaucoup d’émotion que, grace à ce nouveau CD que nous lançons ce soir, nous aurons la possibilité de renouer avec cette partie essentielle de la liturgie sépharade. La voix prenante de Simon ? l’oreille et son beau visage devant nos yeux nous permettront de redécouvrir ce magnifique pan de notre riche patrimoine liturgique, a dit le Dr Rabbin Moise Ohana, leader spirituel de la Congrégation Or Hahayim. Les Maitres du chant liturgique juif, ajouta le Rabbin Moise Ohana, sont aussi importants que les grands Maitres du judaisme.

A Celui qui a consacré sa vie à honorer les prières de sa voix et à rapprocher les esprits et les coeurs de leur patrimoine liturgique, sa Néshama continuera à etre honorée par ce chant et sera grandie et célébrée par Dieu. La Néshama de Simon est avec nous ce soir. Les milliers d’heures à la Téva qu’il a tout au long de sa vie offertes bénévolement à Am Israel, à Casablanca d’abord, à Paris et après à Montréal dans la seconde moitié de sa vie, accompagnent encore la Néshama de Simon dans le monde de l’éternité.

Judah Castiel, l’ami et compagnon inséparable de Simon Busbib, avec qui il officia pendant de nombreuses années à la Téva d’Or Hahayim, lui rendit un hommage très poignant. Les deux hommes se lièrent d’amitié, au Maroc, lorsqu’ils étaient enfants, à l’école élémentaire. Judah Castiel évoqua, très ému, ces années de jeunesse. « Simon était un grand communautaire. Il n’acceptait pas qu’il y ait des divisions à la Congrégation Or Hahayim. Il était toujours là pour essayer d’atténuer les différends dans la droiture et la justice. Il était un homme d’une grande stature morale. Dans sa jeunesse, il était un aventurier qui s’est donné à beaucoup d’idéaux et d'actions. Simon était un fonceur. Il ne se décourageait jamais devant les écueils et les difficultés. Au contraire, il fonçait chaque fois que nous nous heurtions à des barrières. Il voulait toujours que les choses avancent positivement avec un esprit d’ouverture au monde régi par la justice et la bonté », rappela Judah Castiel.

Michel Bensoussan, président de la Congrégation Or Hahayim, souligna les nombreuses qualités humaines et le grand leadership communautaire de Simon Busbib. « Simon était un homme remarquable. Il nous manque beaucoup à tous. Il était un Hazan et un ex-président d’Or Hahayim très aimé et écouté. J’ai toujours écouté ses commentaires perspicaces et ses précieux conseils. Il a toujours cherché la droiture et la justice. »

Pour son ami Joseph Gabbay, ancien président de la Congrégation Or Hahayim, de la Communauté sépharade du Québec et du Congrès Juif Canadien, Région du Québec, Simon Busbib était un grand chantre et un pédagogue expérimenté qui excellait dans la préparation à la Bar Mitsva ainsi que dans la formation des adultes pour la lecture de la Haftara.

La couleur très particulière de sa voix, la chaleur de son timbre, son exceptionnel vibrato, la qualité de sa tessiture et de ses modulations ont fait de Simon Busbib un officiant qui allait chercher son Khahal au plus profond de sa sensibilité pour l’atteindre au plus enfoui de son etre.


Geneviève, la fille aînée de Simon Busbib, a été la conceptrice de ce nouveau CD réunissant les chants liturgiques sépharades de Roch Hachana, Yamim Noraïm, interprétés magistralement par le regretté cantor. Elle remercia vivement tous ceux et celles qui ont participé et rendu possible la réalisation de cet ambitieux projet musical. Geneviève et sa sœur Muriel sont les instigatrices de la nouvelle Fondation Simon Busbib pour la préservation et la transmission du patrimoine liturgique sépharade.« Geneviève a géré remarquablement tout ce projet pour compiler dans un CD les chants de Roch Hachana interprétés par Simon. Tout cela a nécessité des efforts d’ingéniosité et de dévouement pour que ces enregistrements disparates, difficiles à gérer sur le plan technique, soient consignés dans un CD, qui rend authentiquement justice à Simon et aux mélodies prenantes auxquelles il nous a habitués », rappela le Rabbin Moïse Ohana.

Le principal objectif de la Fondation Simon Busbib est de créer un Institut pour la promotion de la liturgie sépharade dans la Communauté juive de Montréal.

? Cet Institut offrira un programme ? tous les enfants s?pharades de notre Communaut? pour leur donner une bonne ma?trise de tout ce qui, ? la synagogue et ? la maison, touche ? tous les beaux morceaux liturgiques que nous aimons et auxquels nous aimerions attacher le c?ur de nos enfants et petits-enfants. De sorte que cette partie de notre patrimoine qui tenait tant ? c?ur ? Simon puisse continuer ? vivre dans les c?urs et ? conqu?rir aussi les talents et les belles voix dans la jeunesse s?pharade d?aujourd?hui. C?est un projet d?envergure qui exige des capitaux et une mobilisation intelligente des ressources. C?est un projet vital. Si nous le r?alisons, les retomb?es seront b?nies ?, pr?cisa le Rabbin Mo?se Ohana.

Un ami de longue date de Simon Busbib, le réputé chorégraphe israélien Haïm Shiran, directeur artistique de la célèbre troupe de danse Inbal, est venu spécialement d’Israël pour participer à cette soirée hommage.Il présenta un film-vidéo, qu’il a réalisé, retraçant les moments les plus marquants de la vie de Simon Busbib. Rétrospective émaillée de chants liturgiques interprétés par le chantre défunt. La présentation de ce film de souvenirs suscita une vive émotion parmi la centaine de membres d’Or Hahayim présents à cette soirée.

Congregation Or Hahayim recently honoured the memory of the late Cantor Simon Busbib on the fifth anniversary of his death. During the evening, a new CD of Busbib’s music was launched and the formation of the Simon Busbib Foundation was announced.

Sa vie